Premier album du groupe sorti en deux versions, l’une avec Boys Don’t Cry et World War notamment, et l’autre sans. C’est sur cette dernière que je baserai mon commentaire, celle dont la pochette que déteste tant Robert Smith affiche, sur fond rose, un aspirateur (censé représenté Lol Tolhurst, d’après lui-même), une lampe (Robert Smith) et un réfrigérateur (Michael Dempsey). Agé tout juste de 19 ans, Robert Smith a toujours déploré le manque de contrôle du groupe sur l’enregistrement de cet album, supervisé par leur manager de l’époque (et pour de nombreuses années) Chris Parry. Réalisé en très peu de temps, cet album reçoit néanmoins de bonnes critiques, de la part du Melody Maker notamment, qui voit en The Cure un groupe de jeunes capables de délivrer de bonnes mélodies, simples et efficaces, mais encore à la recherche de son propre son. Le journaliste, auteur de cette critique, a compris dès la sortie de l’album, et après les avoir vu en live (au Marquee notamment), que Cure était un groupe à suivre, promis à un bel avenir. Hormis quelques altercations avec des membres du Front National local, qui voit en Killing an Arab un hymne raciste appelant au meurtre de résidents maghrébins, les concerts se passent bien et Cure enchaîne les dates en Angleterre, au volant du mini van vert de Robert Smith. Les titres phares sont bien évidemment Killing an Arab, 10 :15 Saturday Night et Boys Don’t Cry, que le public n’a de cesse de réclamer à chacune de leurs apparitions. Ils jouent en général tous les titres de leur album plus quelques reprises comme le Foxy Lady d’Hendrix, reprise vraiment lamentable il faut bien le dire. Cependant, cette vie passée sur les routes à enchaîner les concerts et les cuites à la bière commence à peser sur le bassiste Michael Dempsey qui se rend rapidement compte qu’il n’est pas fait pour ça. La rencontre des Cure avec Simon Gallup, futur allié de toujours de Robert Smith, va pousser Dempsey vers la porte de sortie avant que ne débute l’enregistrement du prochain album. Au-delà de ses problèmes avec la vie sur les routes, Dempsey ne semblait pas très enthousiaste à l’écoute des nouvelles compositions de Smith pour le futur Seventeen Seconds, ceci a fait pencher la balance en sa défaveur assez rapidement.Titres incontournables de l’album (à mon sens) : 10 :15 Saturday Night, Killing an Arab, Fire in Cairo, Three Imaginary Boys, Object et Boys Don’t Cry, pour la seconde version de l’album.
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