Il est très difficile de choisir parmi toutes les créations du groupe laquelle constitue le meilleur album de toutes… si l’on devait néanmoins s’y forcer, Faith pourrait bien être l’heureux élu. A condition bien entendu, d’aimer ce type de musique : noire, déprimante, lente et glaciale. Hormis l’absurdité Doubt, la totalité de l’album est un chef d’œuvre. Deux singles en ont été tirés : Primary (le titre le plus pêchu) et Other Voices. Ce dernier n’est pas vraiment le genre de musique passant sur les ondes radio, mais le reste de l’album était tout simplement trop déprimant pour espérer pouvoir sortir un autre single. On peut regretter que Robert n’ait pas composé Charlotte Sometimes plus tôt car ç’aurait été un remplaçant idéal pour Doubt. L’usage de drogues en tous genres, qui avait débuté avec Seventeen Seconds, a largement continué avec Faith et les concerts, ayant pour background visuel le film concept Carnage Visors de Ric Gallup (le frère de Simon), sont à l’image de l’album. Le public a souvent du mal à suivre l’évolution artistique du groupe, qui joue majoritairement ses dernières compositions alors que les fans réclament les tubes des débuts. La presse, également, se montre peu enthousiaste et qualifie les Cure de jeunes romantiques prétentieux dont la musique tourne en rond, ne délivrant aucun message compréhensible. Avec le temps, Faith s’est pourtant imposé comme l’un de leurs albums majeurs. Titres incontournables : l’album en entier, hormis Doubt.
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