Il a fallu quatre ans à Robert Smith pour composer et sortir Bloodflowers. Annoncé comme la dernière partie d’une trilogie formée par Pornography, Disintegration et celui-ci, Bloodflowers reste pour moi une énorme déception. Acheté dès sa sortie, écouté à plusieurs reprises, je ne suis jamais parvenu à aimer cet album. On y ressent trop le côté album conceptuel où tout a été prévu, réfléchi à l’avance. Il n’y a pas de spontanéité, pas de profondeur. The Cure est pourtant excellent lorsqu’il s’agit de pondre de longues balades mélancoliques, mais là Robert Smith nous a sorti une sorte de Disintegration réchauffé, avec le talent en moins. Deux ou trois morceaux restent au-dessus du lot (Maybe Someday, Out of this World ou The Loudest Sound), mais pour le reste c’est une espèce de rengaine endormie, répétitive, où l’émotion ne perce jamais. J’ai du mal à croire que cet album soit aussi mauvais et je me forcerai un jour à le remettre dans mon lecteur pour réessayer d’y trouver quelque chose d’intéressant. J’ai encore plus de mal à comprendre les gens qui crient au génie et qui encensent ce LP en le qualifiant d’œuvre majeure. Idem sur la vidéo Trilogy sortie en DVD, les deux premières parties sont géniales, mais la dernière est vraiment ennuyeuse… Robert Smith le dit lui-même dans ses morceaux : il n’a plus rien à dire, plus à rien à donner… en tout cas jusque-là.Titres incontournables : Out of this World, Maybe Someday ?
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