Ce serait le meilleur album du groupe, d’après les fans les plus fidèles. Je ne partage cet avis qu’à moitié car, comme indiqué plus haut, il me semble quasi impossible de désigner un album en particulier comme surclassant tous les autres. Si Pornography a atteint ce statut d’album mythique auprès du public c’est sans doute parce qu’il marque le point culminant du « Cure côté sombre ». Beaucoup de fans se détourneront du groupe par la suite, reprochant à la bande de Crawley de renier l’essence même du romantisme gothique de l’époque dont ils étaient devenus les rois. Il est vrai que Pornography clôt magistralement le triptyque débuté avec Seventeen Seconds et les amateurs de musique suicidaire peuvent aujourd’hui encore se délecter de ces mélodies entêtantes, basées pour la plupart sur la répétition, et aux textes torturés. Encore une fois, il n’y a quasiment rien à jeter sur cet album. Certains de ses morceaux sont parmi les meilleurs de toute leur carrière. Je pense notamment à One Hundred Years, A Strange Day, The Figurehead ou Cold. Cependant, au sein du groupe, l’ambiance est devenue détestable: Tolhurst continue de servir de souffre-douleur, Smith s’enferme de plus en plus dans son personnage de frontman torturé et Gallup pète lentement mais sûrement les plombs. Il finira par se battre avec Smith, en se jetant littéralement sur lui pour une obscure histoire de bières impayées dans un club, un soir de beuverie. Ces deux-là ne se parlèrent plus pendant plusieurs années avant de reprendre les choses là où ils les avaient laissées en se réconciliant autour d’une pinte…
mardi 11 août 2009
Pornography
Ce serait le meilleur album du groupe, d’après les fans les plus fidèles. Je ne partage cet avis qu’à moitié car, comme indiqué plus haut, il me semble quasi impossible de désigner un album en particulier comme surclassant tous les autres. Si Pornography a atteint ce statut d’album mythique auprès du public c’est sans doute parce qu’il marque le point culminant du « Cure côté sombre ». Beaucoup de fans se détourneront du groupe par la suite, reprochant à la bande de Crawley de renier l’essence même du romantisme gothique de l’époque dont ils étaient devenus les rois. Il est vrai que Pornography clôt magistralement le triptyque débuté avec Seventeen Seconds et les amateurs de musique suicidaire peuvent aujourd’hui encore se délecter de ces mélodies entêtantes, basées pour la plupart sur la répétition, et aux textes torturés. Encore une fois, il n’y a quasiment rien à jeter sur cet album. Certains de ses morceaux sont parmi les meilleurs de toute leur carrière. Je pense notamment à One Hundred Years, A Strange Day, The Figurehead ou Cold. Cependant, au sein du groupe, l’ambiance est devenue détestable: Tolhurst continue de servir de souffre-douleur, Smith s’enferme de plus en plus dans son personnage de frontman torturé et Gallup pète lentement mais sûrement les plombs. Il finira par se battre avec Smith, en se jetant littéralement sur lui pour une obscure histoire de bières impayées dans un club, un soir de beuverie. Ces deux-là ne se parlèrent plus pendant plusieurs années avant de reprendre les choses là où ils les avaient laissées en se réconciliant autour d’une pinte…
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